mercredi, 29 janvier 2020 23:09

Goethe et ses compagnons au secours de la Belgique ?

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 La Liberté ramenant aux peuples la Justice et la Vertu - Jean-Jacques Taillasson (Bordeaux, 1745 - Paris, 1809) La Liberté ramenant aux peuples la Justice et la Vertu - Jean-Jacques Taillasson (Bordeaux, 1745 - Paris, 1809)

Revisiter les romantiques pour éclairer notre époque

 

Ami de Goethe, le poète slovaque Ján Kollár exhortait les peuples à développer un maximum d'interactions culturelles : découvrir leurs littératures et arts respectifs, apprendre les langues de leurs voisins... Il écrivit : « Ce n’est qu’en contemplant l’humanité dans sa totalité qu’on devient humain. »[1] Beaucoup cultivaient alors ces idéaux, qui commençaient à imprégner la société. Malgré ça, un siècle plus tard, les nations s’affrontaient dans la folie de la 1ère Guerre mondiale. Qu’est-ce qui avait changé ?

Les influences qui agissent sur les rapports entre les peuples sont bien sûr multiples. Mais l’une des plus importantes n’est-elle pas la vision du monde qui domine une culture ? Et sa conception de l’être humain ? De ce point de vue, il vaut la peine de s’intéresser aux effets de l’idéalisme et du romantisme (où s’inscrivait Kollár), puis à ceux d’une forme de Darwinisme, dans les temps qui ont précédé la guerre évoquée.  

 

Sources oubliées 

Pour esquisser ces courants à grands traits : on trouve dans le romantisme et l’idéalisme une poursuite de l’effort d'émancipation et de connaissance libre développé par les Lumières, et, en même temps, une volonté de découvrir la nature profonde des choses, nature que la plupart des porteurs de ces courants ont conçu comme spirituelle ; non une dimension spirituelle en laquelle il aurait fallu croire, mais qu’il s’agissait d’essayer de comprendre[2], en elle-même et dans ses manifestations, à travers une approche des choses qui respecte leur être propre[3]. Autrement dit, les courants en question, globalement, se sont efforcés de développer la raison libre sans perdre le spirituel, et d’approcher l'esprit sans s’enfermer dans des dogmes.

Concernant l’être humain en particulier, la plupart des porteurs de ces courants concevaient le cœur de celui-ci comme une essence libre vivant dans un domaine élevé de l’existence, commun à toute l'humanité, et situé au-dessus des différences ethniques, de langues, ou encore de religions[4]. Leur idéal était d’éveiller toujours plus ce soi plus élevé, qu’ils considéraient comme capable de métamorphoses et d’évolutions constantes, au-delà de la vie sur Terre[5].

 


« Les peuples qui se ferment aux influences des autres (…) sont comme des maisons où n’entre aucun air frais. »

Ján Kollár


 

Le jardin de tous

Les conséquences sur les rapports aux autres peuples apparaissent naturellement. Prenons Augustin Smetana, philosophe tchèque et hégélien : là où les nationalistes allaient voir une lutte physique entre les communautés, il voyait des rapports d'émulations, au niveau des idées. P. ex., il considérait la rencontre entre Slaves et Allemands comme l'occasion pour les premiers de développer leur propre culture, en intégrant puis en individualisant celle des seconds ; de même que les Allemands avaient pu élever leur culture en assimilant celle des Grecs anciens.[6]

Dans le même sens, Herder était convaincu que les différentes cultures développent chacune des apports qui, tous, sont nécessaires à l'humanité : « Un peuple apprend des autres peuples et avec eux, constamment (...) La vérité doit être cherchée par tous, le jardin (...) de l'humanité cultivé par tous. »[7] Dans le même sens, Kollár, héritier de Herder, écrivit également : « Les peuples qui se ferment aux influences des autres (…) sont comme des maisons où n’entre aucun air frais. »[8]

Toujours dans le même esprit, Goethe et Schiller ont écrit : « Devenir une nation, Allemands, vous l'espérez en vain. Devenir des hommes libres, cela, vous le pouvez. »[9] Goethe exprima d’une particulièrement belle façon une idée très proche, lorsqu’il dit : « Il faut que les Allemands soient comme les Juifs transplantés et dispersés aux quatre coins du monde, pour que tout ce qu’il y a de bon en eux puisse se déployer pleinement, pour le salut de toutes les nations ». 

De son côté, le philosophe pragois Bernard Bolzano critiquait les querelles entre ses étudiants tchèques et germanophones, les encourageant, là aussi, à apprendre chacun la langue de l'autre, à partager leurs idées et connaissances : « Quand vous serez (...) devenus un esprit, un cœur, alors seulement, (…) dispersez-vous (…), diffusez (...) dans toutes les régions du pays l'esprit de (...) concorde recueilli ici. »[10]

 

Début d’alchimie ?

Bien d’autres pensées comme celles-ci pourraient être cités. Point essentiel : ces courants ont exercé des effets concrets aux niveaux culturels et politiques, car plusieurs de leurs porteurs ont occupé des postes étatiques élevés. P. ex., W. von Humboldt et Goethe. Humboldt, en particulier, a pu imprimer des orientations importantes à l'enseignement, en Allemagne comme au-delà ; orientations favorisant l'approche libre de la culture, la recherche constante, ainsi que des rapports de collaboration et non de subordination entre étudiants et professeurs.[11]

Certes, ces effets n’étaient que des débuts de transformations des sociétés et des rapports humains. Mais il serait sans doute très important de se demander sérieusement ce que ces courants auraient amené s’ils avaient pu continuer à agir, sans être supplantés par le courant réductionniste évoqué au début.

 

Quelle eau boit-on ?

Si bien peu se posent ces questions, c’est qu’on en est arrivé à l’idée erronée que les mouvements nationalistes auraient été une conséquence, notamment, de l’idéalisme et du romantisme. La raison principale de cette erreur : la récupération et le retournement de ces courants par les pangermanistes et les panslavistes, et le discrédit consécutif. P. ex., l'encouragement de Ján Kollár à développer les interactions entre peuples slaves a été interprété par ces mouvements dans un sens communautariste. Ou encore, l'idéal d’un développement intérieur constant a été transposé dans le monde matériel, le but devenant ainsi une puissance physique et intellectuelle, dans un sens technoscientifique avant tout, et dans une logique de domination. Ainsi, p. ex., le pouvoir de Guillaume II prônait la « discipline, la soumission, l’obéissance sans discussion à l’État (…) ».[12]

Mais alors, puisque ce n’étaient manifestement pas le romantisme et l’idéalisme, qui étaient à l’origine de ces retournements et courants problématiques, quelle a été leur origine ? Il s’agit sans doute de se demander quel courant dominait alors la culture. On s’aperçoit alors qu’il s’agissait d’une forme réductionniste et matérialiste de darwinisme, qui a conduit de plus en plus à voir les relations entre peuples comme une lutte pour la survie. Une citation éloquente de Bismarck : « J’ai beaucoup de compassion pour leur situation [celle des Polonais] ; mais si nous voulons survivre, nous ne pouvons rien faire d’autre que les éliminer ; le loup n’est pas non plus responsable que Dieu l’ait créé, mais on l’abat tout de même, quand on le peut. »[13] Des propos du même genre furent prononcés de tous côtés, dans les diverses puissances.

L’intention n’est pas de mettre en cause l’intérêt des découvertes de Darwin, mais de s’interroger sur les effets de l’idée que le monde matériel serait la seule réalité, la loi de la sélection le facteur déterminant de l’évolution (idées toujours très influentes aujourd’hui[14], même si, bien souvent, pas explicitement). Est-il étonnant que chez beaucoup, ces idées nourrissent une mentalité de compétition (p. ex. entre Flamands et Wallons, orient et occident – ou ce qu’on nomme ainsi –, etc.) ? Ainsi qu’une volonté de déploiement matériel avant tout (délires productivistes et technologistes, etc.) ?

Il ne s’agit pas ici de promouvoir des croyances dogmatiques, mais d’encourager à revisiter des œuvres qui tentaient de marier science et sens du sacré, rigueur et recherche libre de l’esprit. Peut-être peuvent-elles nous aider à réveiller les idéaux évoqués ? La Belgique, notamment, offre beaucoup d’occasions de poursuivre ces idéaux, que Goethe, encore une fois, exprime particulièrement bien dans cette réflexion : « À l’échelon le plus bas de la culture, on la trouvera toujours [la haine nationaliste] (...). Mais il y a un niveau où elle disparaît entièrement, où l'on est (…) au-delà de la nation, où l'on éprouve une joie et une peine du peuple voisin comme si elle avait touché le nôtre. »[15]

Daniel Zink

Licencié en philosophie et ancien coordinateur de l’asbl Carrefour des Cultures, où, durant six années, il a développé notamment le projet Orient-Occident et le périodique PluriCité.

 

Comme cela ressort de nombreuses notes de bas de page, cet article a été fortement inspiré par l’ouvrage remarquable de Markus Osterrieder « Welt im Umbruch » (Freies Geistesleben, 2014). Ce livre est très éclairant, au niveau des idées comme, entre autres, des nombreux extraits des écrits des romantiques et idéalistes – qu’il cite dans les premiers chapitres surtout. M. Osterrieder est historien, philosophe et politologue, spécialiste de l’Europe orientale. 

 

Une première et plus courte version de cet article est parue dans la rubrique Opinion / débat de la Libre Belgique, le 10/12/2019

 

 

NOTES

 

Remarque générale : Comme on peut sans doute le faire avec toute catégorie, on peut discuter de la pertinence des idées de romantisme et d’idéalisme, ainsi que de la question de savoir quels auteurs on peut y classer au juste. P. ex., pour différentes raisons défendables, on peut considérer que Goethe est un représentant très important du romantisme ; cependant, lui-même mettait en question le fait qu’on le considérait ainsi. Les choses peuvent être encore plus discutées en ce qui concerne un penseur comme Leibniz – qui, dans cet article, est lié aux courants évoqués ; cependant, l’auteur considère que cette liaison est là aussi défendable, dans la mesure où ce philosophe peut être considéré, sous certains points de vue, comme un précurseur de ces courants (comme cela ressort, p. ex., du fait que, comme montré dans l’article, Goethe partageait avec Leibniz des aspects importants de sa conception de l’âme). On peut aussi discuter du fait de relier le romantisme et l’idéalisme. En effet, ces courants divergent à différents égards. Cependant, en même temps, ils convergent sur divers points essentiels (comme cela ressort, là aussi, de l’article, où l’on voit p. ex. que l’idéaliste Smetana rejoint fortement les conceptions des rapports entre les peuples qu’on trouve notamment chez le romantique Kollár).

 

[1] « Über die literarische Wechselseitigkeit zwischen den verschiedenen Stämmen…», Weingart , 1929 (1ère éd. : 1836), p. 87 (en anglais chez Slavica Publishers) – cité par Markus Osterrieder dans « Welt im Umbruch », Freies Geistesleben, 2014.

[2] P. ex., selon Lessing, « (…) la transformation des vérités révélées en vérités rationnelles est absolument nécessaire quand le genre humain doit en profiter. ». (« L’éducation du genre humain », § 76). Concernant Goethe et l’effort de connaissance, il est important de savoir que cet homme, qu’on connaît surtout comme poète, voyait dans ses travaux scientifiques sur la nature son œuvre la plus importante. (Eckermann, « Conversations avec Goethe », Charpentier, 1863, t. 2, p. 99). De son côté, Novalis écrivit : « L’inintelligibilité n’est que la conséquence de l’inintelligence, laquelle cherche ce qu'elle possède déjà, et ainsi ne peut jamais trouver rien au-delà. (…) Celui qui parle vrai (...), ses écrits nous paraissent être en prodigieuse affinité avec les authentiques mystères, car ils sont un accord de la symphonie de l'univers. » (« Les disciples à Saïs », Gallimard, 1975, p. 37 sq.)

[3] P. ex., évoquant la mort d’un papillon dans un filet, Goethe critique la tendance de la science de son époque à n’étudier que ce qui est sans vie, à rester ainsi en surface des phénomènes. En même temps, il évoque le cœur de sa recherche comme de son approche : « Le pauvre animal palpite dans le filet et perd ses plus belles couleurs ; et même si on l'attrape intact, il gît finalement là, raidi et sans vie ; le cadavre n'est pas l'animal tout entier, quelque chose d'autre en fait partie, un élément essentiel, et à cette occasion comme à toute autre, l'essentiel dans le principal : La vie... » (vol. IV de l’éd. complète de Weimar, tome 1, p. 238). Novalis rejoignait l’idéal goethéen de marier science et art et, dans cet esprit, cultivait face à la nature le sens du sacré : « C'est dans les poèmes qu'apparu le plus clairement l'esprit même de la nature. Lorsqu'on lit ou écoute un pur poème, alors on sent s'émouvoir une intime compréhension de la nature et l'on plane (...) à la fois on elle est au-dessus d'elle. » (« Les disciples à Saïs », Gallimard, 1975, p. 45.) Cette sacralisation de la réalité découle naturellement du panthéisme qu’on trouve dans les courants en question, panthéisme développé tout particulièrement par Schelling, convaincu de l’absolue identité de l’esprit et de la nature, et selon lequel « Dieu est (…) l'être de tous les êtres (…), l'essence universelle de toutes choses ». (« Essais », Aubier, 1946, p. 521.)

[4] P. ex., dans les phrases qui suivent, Leibniz évoque à la fois l’idée d’une immortalité de l’âme et sa conviction que celle-ci est capable d’une conscience de l’univers dans son ensemble : « (…) l’âme (…) (miroir d’un univers indestructible) est indestructible » (« Monadologie », 1714, § 77) ; « toute substance est comme un monde entier et comme un miroir de dieu ou bien de tout l’univers, qu’elle exprime chacune à sa façon, à peu près comme une même ville est diversement représentée selon les différentes situations de celui qui la regarde. » (« Discours de Métaphysique », 1686, § 9). Dans cet extrait des conversations de Goethe avec Eckermann, le premier explique justement qu’il rejoint les conceptions de Leibniz sur l’âme humaine : « Leibnitz a eu aussi l’idée d’essences indépendantes, seulement ce que nous appelons entéléchie, il l’appelait monade. » (Eckermann, « Conversations avec Goethe », Charpentier, 1863, t. 2, p. 185). Dans cet autre extrait, Goethe précise sa conception de l’esprit humain : « Chaque entéléchie est un fragment de l’éternité et les quelques années qu’elle passe unie avec le corps terrestre ne la vieillissent pas. Si cette entéléchie est (…) d’une nature puissante (…) en se mêlant intimement au corps qu’elle anime, elle fortifiera et ennoblira son organisme (…) ». (Eckermann, « Conversations avec Goethe », Charpentier, 1863, t. 2, p. 8). De son côté, Novalis écrivit : « Quand un esprit meurt, il devient homme. Quand meurt un homme il devient esprit. (...) ce qui correspond à l'existence humaine, au-delà ? L'existence des démons ou génies, qui ont pour corps ce qui est notre âme... » (« Fragmente », n°2328, (en français dans Guerne, A., « Les romantiques allemands », Phébus, 2004).

[5] P. ex., Herder écrivit : « Il [l’être humain] n’a apporté dans le monde qu’une capacité pour l’humanité [-> n’a apporté l’humanité que comme potentialité], qui doit d’abord se former en lui par le zèle et le travail. (…) même dans les âmes les plus pures, combien la fleur divine qui a été déposée en elles est frêle et délicate ! » (« Idées sur la philosophie de l’histoire de l’humanité », Levrault, 1827, t. 1, p. 295 sq.) ; « la vie est un combat, et l'on n'obtient que difficilement la guirlande pure et immortelle de l'humanité. » (Ibid, p. 297) – cités par M. Osterrieder dans op. cit. en note 1. Goethe et Schiller rejoignaient tout à fait de tels points de vue, comme cela ressort de la citation qui va bientôt suivre – au sujet de la capacité de l’être humain de devenir un esprit libre. Ce dernier est également le sommet de l’évolution selon la philosophie hégélienne – l’ensemble des étapes du développement du monde étant nécessaire à l’accomplissement de cet idéal, suivant cette vision du monde. (Voir p. ex. Gaziaux, E., « La liberté selon Hegel: une invitation au débat pour l'éthique théologique », In: Revue théologique de Louvain, 35ᵉ année, fasc. 3, 2004. pp. 316-342, ici p. 329).

[6] « Die Bestimmung unseres Vaterlandes Böhmen… », Radolfzell, 1987 (1ère éd. : 1848), p. 105-117 – cité par Markus Osterrieder dans « Welt im Umbruch », Freies Geistesleben, 2014

[7] « Briefe zur Beförderung der Menscheit », Berlin-Weimar, 1971, vol. 1, p. 217 (« Une autre philosophie de l'histoire : Pour contribuer à l'éducation de l'humanité », Aubier, 1964) – Freies Geistesleben, 2014 – cité par M. Osterrieder dans op. cit. en note 1.

[8] Op. cit., ibid.

[9] « Xénies », 1797, aphorisme 96 – cité par M. Osterrieder dans op. cit. en note 1.

[10] « Erbauungsrede », Prague, 1850 vol. 2, p. 155 – cité par M. Osterrieder dans op. cit. en note 1.

[11] https://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=ES_024_0063

[12] Plessner, H., « Die Verspätete Nation », Suhrkamp, 1982, p.52 – cité par M. Osterrieder dans op. cit. en note 1.

[13] Bismarck dans une lettre de 1861 à sa sœur Malwine, cité dans la Süddeutsche Zeitung du 23/09/12. 

[14] Voir p. ex. Stiegler, B., « Le néolibéralisme est imbibé de catégories darwiniennes », Le vent se lève, 11/05/19.

[15] Eckermann, « Conversations avec Goethe », Charpentier, 1863, t. 2, p. 204 – cité par M. Osterrieder dans op. cit. en note 1.

 

 

 
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